Le Lindy Hop est apparu au sein de la communauté Afro-Américaine de Harlem à la fin des années 20 en pleine période de la ségrégation. Caractérisé par la fusion du Break-away (danse populaire afro-américaine) et du Charleston «style Harlem», le Lindy Hop se dansait à ses débuts au sein des soirées privées à Harlem puis s'est popularisé en étant pratiqué dans les grandes salles de bals comme le mythique Savoy Ballroom. Ce lieu était le seul endroit à New York où tous les danseurs étaient accueillis sans distinction raciale. Le Lindy Hop favorise le ressenti et l’émotion de la musique Jazz orchestrée à l’époque par les nombreux Big Band et les grands noms tels que Count Basie, Duke Ellinghton, Ella Fitzgerald ou encore Billie Holliday.
L'énergie et la jovialité qui se dégageait de cette danse contrastait avec la dureté de ce que vivait cette communauté à cette époque.
Cette danse de couple représentative d'une culture est aussi enrichissante historiquement que physiquement.
Le Solo Jazz est une danse issue de la culture afro-américaine développée à New York et dans d’autres grandes villes des Etats-Unis durant les années 1920 à 1940. Né dans le contexte de l’essor du jazz et des clubs de Harlem, notamment au Savoy Ballroom, le Solo Jazz se danse individuellement, sans partenaire, tout en restant profondément lié aux rythmes swing et à l’improvisation musicale. Cette danse puise ses racines dans les traditions africaines et afro-américaines, où l’expression personnelle, l’énergie rythmique et la créativité occupent une place essentielle. Popularisé par les danseurs et performeurs de l’époque, le Solo Jazz mélange jeux de jambes rapides, isolations du corps, mouvements expressifs et variations improvisées. Aujourd’hui encore, il constitue une part importante de la culture swing et accompagne souvent des danses comme le Lindy Hop.
Beaucoup de mouvements sont à la base de célèbres routines swing telles que le Shim Sham, le Big Apple, le Tranky Doo ...
Le Balboa trouve son origine culturelle dans la communauté swing américaine des années 1920 et 1930, particulièrement dans la région de Balboa Peninsula, en Californie. Cette danse est née dans les salles de bal très fréquentées du sud de la Californie, où l’espace réduit obligeait les danseurs à adopter des mouvements compacts et rapides. Le Balboa s’est développé dans le contexte de l’essor du jazz et de la culture swing afro-américaine, qui influençaient fortement les danses sociales de l’époque. Comme d’autres danses swing, il est lié à l’énergie et à la musicalité du jazz des big bands des années 1930. Le Balboa se danse principalement sur du jazz swing rapide et se distingue par une connexion très proche entre les partenaires, généralement en position fermée. Les mouvements sont compacts, élégants et fluides, avec un jeu de jambes rapide et précis composé de petits pas glissés. Le Balboa met l’accent sur la musicalité, l’improvisation et la finesse. Il existe deux formes principales : le « Pure Balboa », très serré et minimaliste, et le « Bal Swing », plus ouvert et dynamique, intégrant des tours et des variations inspirées des autres danses swing. Aujourd’hui, cette danse est appréciée dans les soirées et festivals swing du monde entier aux côtés du Lindy Hop
Attention, on en devient vite accro !
Les musiques blues, d’une grande variété aujourd’hui, sont issues de la culture et des pratiques de personnes originaires d’Afrique et esclavagisées dans le sud des Etats-Unis. Leurs origines remonteraient aux années 1860, incorporant des spirituals, des chants de travail, des cris, des chants et des balades narratives. L'influence amérindienne, longtemps occultée est aujourd'hui mise en avant par de nombreux auteurs et chercheurs.
En lien avec ce genre musical, les danses blues, en solo et en couple, prennent vie. Par exemple on trouve le jookin pratiqué dans les jukejoints dans le Mississipi mais aussi d'autres danses comme les snake hips, le fish tail, le funky butts etc.
Le blues est aussi une danse qui laisse exprimer un sentiment que ce soit la joie, la tristesse, la douleur, la douceur ... A l'origine le blues est une danse solo caractérisée par des mouvements lents ou ondulation du corps. C'est en combinant les danses d'origine Africaine et les danses de couple d'origine européenne que le Blues en couple naitra sous différentes formes en fonction des mouvements réalisés et des déplacements du couple sur la piste. Cette danse continue d'évoluer en s'enrichissant d'autres danses car elle laisse une grande liberté aux danseurs tout en gardant son idée d'origine.
Le Shag est une danse swing profondément liée aux racines afro-américaines du jazz et du ragtime. Ses premiers jeux de jambes apparaissent dans les communautés noires du sud des Etats-Unis durant les années 1920, en s’inspirant de danses vernaculaires comme le Jitterbug ou le Jump Blues. Avec l’essor des big bands et de musiciens tels que Fletcher Henderson et Benny Goodman, cette danse se pratique sur des rythmes swing rapides et dynamiques. Au début des années 1930 naît le Collegiate Shag, très populaire dans les universités américaines, reconnaissable à son rythme énergique, ses pas rapides et sautillants ainsi qu’à son style spectaculaire qui rivalisait avec le Charleston et le Lindy Hop lors des concours de danse. Dans les années 1940 apparaît ensuite le Carolina Shag, développé sur les côtes de la Caroline du Nord et de lla Croline du Sud. Plus fluide et élégant, ce style se danse sur des tempos plus modérés inspirés de la "beach music" et du "rhythm and blues", avec des mouvements glissés et une posture détendue. Le Carolina Shag est aujourd’hui considéré comme un symbole culturel du sud des États-Unis et a même été reconnu comme danse officielle de la Caroline du Sud en 1984.